Articles de scmsissonne
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Dernière battue 2021
- Par scmsissonne
- Le 01/03/2021
Dernière battue 2021
Chers sociétaires et camarades de chasse, j'ai passé une si belle matinée le 27 février, jour de notre dernière battue, que je ne résiste pas au plaisir de vous la raconter.
Numéro 8 à l'inscription, je me retrouve cette fois ci avec l'équipe de Jean Marc « Quinquin », David et Christophe, c'est la troisième fois de la saison que je chasse sur leur ligne. Pour cette dernière battue d'Hennequenne, nous couvrons le sud ouest de l'enceinte, face à la D60.
J'occupe un poste inconnu jusqu'alors, dans le sous bois face à la route, mais assez clair tout de même ; je peux voir les talus de part et d'autre de la départementale, d'où viendra logiquement le gibier.
Il est tout juste 9 heures, une fois les angles de 30° matérialisés, mes voisins identifiés, le filet cam posé

, j'enlève la bretelle de ma vénérable Tikka 9,3X62, allume l'Aimpoint, vérifie que le canon est libre...gestes automatiques que nous connaissons tous.
Vite fait, le trépied est positionné, il me reste à mettre ma cagoule de camouflage, casquette et casque anti bruit, sortir la pibole de la musette...satisfaire un dernier besoin essentiel généré par l'excellent café de mon très cher Tio Guy, avant de mettre le chargeur puis introduire la première cartouche dans la chambre...et là je serai fin prêt.
Il doit être 9H06......le bal commence !!!
Oubliés casque, pipi et casquette ! Une harde traverse la route !
Vite prendre le chargeur qui est dans la poche, vite une cartouche dans la chambre, les voilà !
Je l'apprendrai en fin de battue, la harde comporte 9 cervidés, pas eu le temps de compter, le sous bois est vite traversé, les animaux se présentent au trot enlevé sur ma droite, à une quinzaine de mètres, et passent à la queue leu leu, juste un peu trop imbriqués. Les deux premiers sont deux cerfs mulets, on oublie, à la suite des C1 et daguets mélangés, peut être un C2 dans le paquet, impossible de choisir, le dernier c'est un daguet, j'attaque le swing, le remonte, vais lâcher ma balle Vulkan, et merde, il tourne sur sa gauche et sort de la trajectoire escomptée, impossible de le tirer !
Quel spectacle les amis ! Rien que ces quelques secondes magnifiques m'ont déjà comblé.
Bon, la cagoule, le casque, le café...me voilà quand même paré.
Et çà continue, environ dix minutes après un chevrillard se présente à mon voisin de droite, pleine course, il ne doit son salut qu'à un arbre couché dans la zone de tir.
La battue est lancée et dans la première demi heure, passent encore deux chevreuils deux postes au dessus, non tirés. Vu la distance je n'ai pas identifié, le chasseur se lève mais ne tire pas.
Je reprends mon observation de la D60, troublée , il faut bien l'admettre, par une fréquentation automobile digne du périphérique, avec de nombreux véhicules roulant beaucoup trop vite, j'ai peur pour les chiens de la traque, malgré les panneaux d'avertissement installés comme il se doit.
Il doit être 10h30, le tir du cerf est fermé depuis peu.........allez, encore une harde !
Elle vient de traverser et défile devant moi en lisière de route, puis bifurque vers mon voisin de gauche et David, au petit trot...Encore une fois je n'ai pas compté, tellement envoûté par la majesté de ces animaux, tous des cerfs, mulets, C1 et peut être un C2 dans le paquet. Ils traversent l'allée, pas trop vite, entre David et son voisin, seul le dernier nous gratifie d'un bond version catapulte.
Et ce n'est pas fini !
Un joli brocard, mené de loin par un seul chien, se présente face à moi, il a déjà du frayer au bois car ses velours sont presque tombés. Il aborde mon piquet fluo de gauche à une dizaine de mètres à bonne allure et je me régale à sa seule observation. Chevrillard ou chevrette j'avais toutes mes chances d'autant plus que je pouvais encore tirer un chevreuil en cette fin de saison. Une fois l'allée franchie à bon train, l'animal capte mon voisin, fait demi tour sur place et repart vers la route !
Quelques minutes après arrive le courant : je suis impressionné de le voir détricoter la voie méticuleusement, au centimètre près, avec le décalage du au léger vent du nord, c'était absolument bluffant à observer.
Et ce n'est pas fini, sur ma gauche, une détonation en plaine : un invité tire un JC et le manque, je distingue trois animaux dans le rembucher après ce coup de carabine.
On s'approche du couperet de midi, mais ce n'est toujours pas fini : un petit sanglier, taille sac à main, dans les vingt kilos et tout noir déjà, se présente depuis la route à mon voisin de gauche, pas vite, idéal, il franchit sa zone de tir.
Trop petit, le chasseur le gracie, j'ai tout loisir ensuite de le mettre dans mon point rouge, je ne tire pas non plus, ce ne serait pas très glorieux.
Çà y est, midi, les cinq derniers coups de la saison, quelle matinée !
Sept fois en présence d'animaux en trois heures, j'ai vu de tout, et je n'ai surtout pas vu le temps passer.
Je n'ai pas tiré, pas grave, la quête ne vaut elle pas mieux que la prise ?
Je ne sais pas si ces quelques lignes vous ont transporté ne serait ce que de brefs instants dans ce sous bois en ma compagnie, mais je tenais vraiment à partager cette dernière matinée de la saison 20-21, qui a comblé le « vieux » chasseur que je suis.
Je termine ma quarante cinquième saison et conserve l'émerveillement intact de l'adolescent que j'étais en 1975, c'est bon signe !
Portons nous bien, faisons attention à nous et à notre entourage.
J'espère vous retrouver bientôt dans des conditions sanitaires qui nous permettront de partager pleinement cette belle passion.
En Saint Hubert.
François RAINON
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Un magnifique "grand vieux" sanglier
- Par scmsissonne
- Le 24/12/2020
Ci joint le Récit de notre ami Daniel DAVID, Monsieur Securité, alias SIERRA
Battue du locotracteur du 8 décembre 2018

Nous sommes le 8 décembre 2018 et c'est la traque du locotracteur qui est chassée. Le
temps est clair et sec. Comme tous les responsables nous rejoignons nos postes qui sont installés
entre les lignes 1, 8 et 12, à l'ouest du Mont Pinon sur environ 150 mètres.Mes voisins, sont le Dr
WEBER et Albert. En ce qui me concerne, je suis comme toujours à l'endroit le plus sale ce qui ne
gêne en rien puisque nous nous autorisons que des tirs à courte distance. Saint Hubert est avec moi
mais je ne le sais pas encore.
Pousseur annonce le début de la chasse qui se déroule sans incident. Les animaux
dédaignent nos postes. La chasse est presque terminée et je suis le seul à avoir vu et prélevé un
sanglier de 30 kgs qui était mené par un petit « yack » et que je photographierai avec sa bête. C'est
toujours un plaisir pour le propriétaire du chien.
Il ne reste que quelques minutes quand soudain, sur la gauche de mon champ de vision,
je vois sous le taillis à environ 30 mètres, un magnifique sanglier, bien racé, se dérober rapidement
et pourtant sans aucun bruit. Je l'identifie pour être un joli mâle.
A cet instant, mon rythme cardiaque ralentit. Je me lève et j'épaule ma carabine.
Alors que ma visée semble parfaite, le point rouge suit comme collé à la bête,je suis surpris par le
départ du coup. Le sanglier s'écroule comme plaqué au sol. Il est couché sur le ventre, la tête entre
les pattes. Aucun soubresaut, je n'ai jamais vu une chose pareille. Je m'en approche, il est bien mort.
La balle de 8x57 l'a tué net. Les défenses et les grès qu'il porte ne font aucun doute, bien qu'il ne
soit pas très imposant (126 kgs), je suis devant un vieux sanglier comme on en rêve tous.
Pas d'hypocrisie, on chasse pour prélever mais pour prélever, il faut tuer. Pourtant,
devant un si bel animal, nous ne pouvons ressentir que du respect. Quelle volonté de vivre, quelle
intelligence pour résister à cette pression de chasse, pour parvenir à déjouer les poursuites des
chiens, les postés sur les lignes et passer au travers les nombreux tirs même si parfois ils sont
hasardeux.
Ce 8 décembre 2018, alors que la chasse était quasiment terminée, qu' il était parvenu à
déjouer toutes les manœuvres, son intelligence, ses ruses n'ont pas suffi et la chance l'a abandonné.
Il entre toutefois dans la catégorie des 0,1 pour cent de sangliers qui atteignent au moins l'âge de 5
ans.
Alors respect et surtout n'oublions jamais de rendre les honneurs à tous ces animaux,
nous leur devons bien ça.
Merci à Saint HubertDaniel DAVID


